Chers passionnés de la faune marine,

Voici un petit résumé pour vous faire savoir où vont et comment sont utilisés vos dons en faveur du programme pour la protection des tortues vertes des Comores. Grâce à votre générosité, nous avons déjà pu concrétiser les projets suivants :

-          Depuis le mois d’août 2010, un cinéaste de la faune de l’université de Genève, M. Slim Chraiti, est parti tourner une dizaine d’heures de séquences sur la tortue verte aux Comores. C’est un film de sensibilisation lié au problème du braconnage. Il sera destiné à la population autochtone et aux chaînes de télévisions locales, et sera donc commenté en « shikomori » – qui est la langue nationale – et sous-titré en français. Ce film sera prêt à la diffusion vers avril 2011. Pour promouvoir ce film et sensibiliser un maximum de villageois, nous avons prévu d’organiser – tous les dimanches à partir de juillet 2011- un cinéma ambulant qui visitera une année durant les divers villages des trois îles principales : la Grande-Comore, Mohéli et Anjouan.

-          Formation des éco-gardes : Cette période de formation débutera en janvier 2011. Pendant deux semaines, un professionnel viendra encadrer et informer quatre nouveaux éco-gardes, afin qu’ils puissent faire des patrouilles sur la plage de Ndroude et prendre des notes scientifiques, grâce à des fiches d’observations que j’aurai préparées. Ces données seront ensuite transmises à qui de droit. Dans un premier temps et grâce à vos dons, la SCS prendra en charge le salaire du formateur et des quatre éco-gardes afin de leur assurer un minimum vital.

-          En 2011, un centre d’informations consacré à la tortue marine verra le jour au village de Ndroude, près d’une école. Vos dons permettront d’aménager cette dernière pour y installer une bibliothèque, un bureau, des posters sur la faune et la flore des Comores, une fresque, etc..

Il faut savoir qu’il y a trente ans seulement, des centaines de tortues venaient pondre sur cette plage. À ce jour, et principalement à cause du braconnage qui sévit dans cette partie de l’île, nous n’en avons plus recensé aucune ! En effet, les tortues préfèrent aller pondre dans un lieu où elles se sentent beaucoup plus en sécurité. Mon rêve serait que, dans deux ans, nous puissions dire que grâce à nos efforts, une dizaine de tortues soient revenues pondre sur ce site, et que ce nombre ira en constante augmentation ! Ce miracle pourra avoir lieu si les autochtones prennent conscience de l’importance de protéger cette espèce, d’où l’urgence de les y sensibiliser. Malheureusement, il est impossible de sauver aucune espèce menacée tant que l’Homme ne prend pas pleinement conscience de cette nécessité.

Un grand merci à vous tous de nous avoir permis, grâce à votre soutien, d’œuvrer dans cet objectif !

Patricia TELLA, Coordinatrice SCS Projet Tortues des Comores