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L'objectif de la SCS est de favoriser la connaissance des cétacés pour favoriser leur protection. La SCS poursuit ce but par le soutien à la recherche scientifique, dont principalement la logistique en mer pour l’étude scientifique des cétacés, la vulgarisation et la diffusion de l'information scientifique, l'accès à la formation spécialisée, ainsi que par la sensibilisation à l'écologie marine.
10 ven.

Projet SCS « Tortues marines aux Comores &ra ...

« Ecoutez les ancêtres, l’esprit, les arbres et les animaux. Soyez à l’écoute de toutes ces forces qui viennent nous parler »  Sobonfu Somé

La tortue verte (Chelonia mydas) est la plus grande des tortues marines à carapace dure (entre 110 et 130 Kilos). Elles sont connues pour leur migration de plus de 3′000 km pour rejoindre leur lieu de ponte depuis leurs aires d’alimentation.

Les tortues marines sont parmi les espèces animales les plus menacées d’extinction dans le monde. Sur 7 espèces reconnues, 6 sont classées selon l’Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN) dans les catégories « En danger » ou « En danger critique« .

La Convention internationale sur le trafic sur les espèces en danger (Convention on International Trade in Endangered Species, CITES) interdit tout commerce international des espèces de tortues marines.

Malheureusement, un grand massacre des tortues sévit au nord de la Grande Comore, notamment sur la plage de « Ndroude » et sur l’Ile de la Tortue. Ce braconnage à la Grande Comore est dû entre autres à la demande des hauts fonctionnaires locaux qui en consomment pour satisfaire leur goût d’un luxe très prisé. Ils sont en outre intimement persuadés que la chair de tortue leur apportera longévité et santé, et aussi parce qu’elle aurait des vertus aphrodisiaques. Ces notables, qui sont pourtant censés donner l’exemple, sont prêts à débourser des sommes astronomiques pouvant s’élever jusqu’à 2′000 euros le kilo !  Les nids de tortue y sont également pillés.

Pour faire face à ce braconnage et protéger les tortues marines venant pondre, de même que leurs nids et progénitures, une grande campagne de sensibilisation sur les problèmes d’environnements côtiers et marins (et notamment sur la disparition de la tortue verte) devra être menée auprès des personnes influentes, des villageois et des enfants. Cette éducation se fera d’autant plus facilement qu’elle sera accompagnée du développement de l’éco-tourisme, qui apportera des ressources non négligeables aux villageois en leur permettant de s’autofinancer et en générant des revenus appréciables à long terme. Des patrouilles devront également être constituées et effectuées par des éco-gardes qui seront formés à la surveillance des sites. La création d’un centre d’ informations pour les éco-touristes et les villageois devra être également réalisée.

La conservation des tortues marines et de leur milieu naturel peut être abordée de plusieurs manières. Dans le cadre du projet SCS   »Tortues marines aux Comores », soutenu par la Fondation Ensemble et la Swiss Cetacean Society, trois objectifs principaux ont été proposés :

1) Mener une grande campagne de sensibilisation envers les personnes influentes de l’île, les villageois et les enfants portant sur les problèmes liés au braconnage.

2) Mise en place de patrouilles qui devront être effectuées par des eco-gardes dûment formés.

3) Aménagement d’un centre d’ informations pour les éco-touristes et les villageois.

1. Mener une grande campagne de sensibilisation

Plusieurs contacts seront pris avec les différents médias suisses romands, qu’il s’agisse aussi bien de la presse écrite (généralisée ou spécialisée), de la radio, de la télévision et d’Internet, notre but étant d’avoir une couverture médiatique la plus étendue possible.

Un DVD, une bande dessinée et un livre au sujet de la tortue marine seront réalisés et distribués aux villageois, aux hauts responsables et aux enfants dans les écoles. A la Grande  Comore, des expositions et un film itinérant, ainsi qu’une information dans les classes scolaires seront organisées par l’ONG « Ulanga Ngazidja », qui est la plus ancienne ONG consacrée à  l’environnement des Comores.

2. Mise en place de patrouilles

Recherches et prises de contact avec des professionnels qui pourront être aussi bien des biologistes, des doctorants, des diplômants, etc. Une formation solide devra être dispensée à des éco-gardes de la région. En premier lieu, ces éco-gardes pourront ainsi apprendre à effectuer des patrouilles sur la plage organisées de nuit comme de jour pour lutter contre les braconniers et protéger les nids et les naissances de bébés tortues. Ils seront également formés pour collecter des données scientifiques sur les activités des tortues.

3. Aménagement d’un centre d’ informations pour les éco-touristes et les villageois

Aider à l’aménagement d’un centre d’informations sur la tortue marine, en y apportant l’ameublement nécessaire (tables, chaises, imprimante, PC, etc.), des posters, des flyers, de la documentation pédagogique adaptée aux éco-touristes et aux villageois. Collaborer avec des artisans locaux, afin de revendre des objets comoriens liés à la faune marine. Ce travail sera un excellent moyen de créer des revenus alternatifs pour les populations locales, ce qui les amènera progressivement à se détourner du braconnage.

Avec le soutien financier de la Fondation ENSEMBLE

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