PARIS, 17 sept 2012 – Les avocats du canadien Paul Watson, surnommé le « pirate écolo« , ont demandé à Interpol de ne pas prendre en compte ni diffuser les mandats d’arrêts internationaux dont le fondateur de l’organisation Sea Sheperd fait l’objet.

Ils souhaitent, dans un communiqué transmis lundi à l’AFP, qu’Interpol refuse de relayer la « Notice rouge« , bulletin d’Interpol visant à une arrestation en vue d’une extradition réclamée par le Costa Rica.

Il « se cache en mer« , selon le cabinet de son avocat français. Il se trouverait dans les eaux internationales.

Recherché par ce pays, où il est accusé d’avoir mis en danger un équipage lors d’une opération contre la chasse aux requins en 2002, Paul Watson, 61 ans, fondateur de l’organisation Sea Sheperd, avait été arrêté à l’aéroport de Francfort le 13 mai. Il s’était enfui en dépit d’une assignation à résidence.

« Personne ne peut contester sérieusement que les procédures à l’origine des 2 mandats d’arrêt diffusés par le Costa-Rica et le Japon sont extrêmement contestables, voire purement et simplement fabriqués« , écrivent les avocats français et allemand, Me William Bourdon et Me Olivier Wallasch.

« Personne ne peut douter non plus du caractère politique de la chasse à l’homme qu’a voulu ainsi organiser le Japon« , qui reproche à leur client d’avoir « commis le sacrilège de dénoncer et de s’opposer à la chasse à la baleine, illégale et pourtant pratiquée en toute impunité par le Japon« , ont-ils ajouté.

Les 2 avocats ont annoncé avoir saisi la Commission de contrôle des fichiers d’Interpol jeudi afin d’obtenir « un refus pur et simple de prendre en compte et, a fortiori, de diffuser ces mandats d’arrêt en raison de leur finalité politique« . Selon eux, Paul Watson est « persécuté judiciairement depuis des années par le Japon et le Costa-Rica, son sous-traitant« .

Les 2 avocats « en appellent aux pays européens et notamment la France pour accueillir Paul Watson« , « symbole« , selon eux, « d’une nouvelle génération de réfugiés face à un pays qui défie la loi internationale et participe à l’extinction délibérée d’une espèce protégée« .

Source : Agence France Presse

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