PARIS, 12 juil 2012 – La France a exprimé jeudi « sa grave préoccupation » devant l’intention de la Corée du Sud de reprendre la chasse à la baleine annoncée lors de la réunion de la Commission baleinière internationale (CBI), et a appelé ce pays « à reconsidérer son choix« .

« La France fait part de sa grave préoccupation devant l’intention de la Corée du Sud de lancer une campagne de chasse scientifique à la baleine« , a souligné lors d’un point de presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Bernard Valéro.

Cette pratique « n’a plus aujourd’hui de raison d’être« , a-t-il souligné ajoutant que « la mise à mort de baleines sous un prétexte scientifique n’est à l’heure actuelle pas justifiée, alors même que l’état du stock de cétacés concerné reste incertain« .

« Nous regrettons cette décision et appelons la Corée du Sud à reconsidérer son choix« , a ajouté le porte-parole.

Lors de la réunion de la CBI du 2 au 6 juillet au Panama, la Corée du Sud a annoncé qu’elle allait reprendre la chasse à la baleine, qu’elle avait arrêtée pendant 26 ans, dans le cadre d’une « recherche scientifique« .

Cette pratique est tolérée par la commission qui interdit la chasse commerciale aux cétacés depuis 1986.

Les autorités de Séoul ont cependant indiqué mercredi être prêtes à renoncer à leur projet si les experts trouvent un moyen d’étudier les cétacés dans leur milieu naturel, sans les tuer.

Si Séoul ne renonce pas à son projet, la Corée du Sud sera le 4ème pays à tuer officiellement les baleines, avec le Japon, la Norvège et l’Islande – en plus de peuples indigènes dans plusieurs régions du monde, du Groenland à Saint-Vincent-et-les-Grenadines.

Le porte-parole a indiqué à ce sujet que la France reconnaît le droit à une chasse traditionnelle de subsistance, mais que « la demande en augmentation présentée par le Danemark ne nous semble pas respecter les critères » de la CBI (satisfaction des besoins alimentaires et culturels d’une communauté).

« Nous n’avons dès lors pas pu soutenir une augmentation des quotas, dans un contexte d’extension du caractère commercial de la chasse à la baleine pratiquée au Groenland« , a-t-il précisé.

Source : Agence France Presse

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